samedi 31 janvier 2015

Marie-Calumet, Rodolphe Girard






Auteur : Rodolphe Girard
Titre VO : Marie-Calumet
Editions : Ebooks libres et gratuits
Genre : Classique, littérature québécoise
Pagination : - (ebook)
Prix : 0€


Synopsis :

Roman réaliste et satirique, Marie Calumet se déroule dans les années 1860. L’auteur y raconte l’arrivée et l’installation de l’héroïne, une femme de fière allure et à la langue bien pendue, comme ménagère de presbytère. Dès son entrée en service, elle transforme la vie quotidienne de tout le village. Elle éveille la sexualité du sacristain et celle de l’homme engagé de l’abbé Flavel, curé de Saint-Ildefonse, une petite municipalité rurale imaginaire. Rien d’indécent ni de provocant dans cette évocation, sous forme de tableaux réalistes, de la vie quotidienne d’une paroisse agricole du Québec au milieu du siècle dernier. Après une foule de péripéties, toutes plus drôles les unes que les autres, la ménagère accorde sa main à l’homme engagé, ce qui amène le bedeau à se venger: lors de la préparation du repas nuptial, ce dernier ajoute au ragoût un puissant laxatif, forçant ainsi les invités à quitter précipitamment la table. Cette scène carnavalesque, tout comme celle où, revêtue d’une imposante crinoline, Marie Calumet montre ses atouts secrets à toute la communauté rassemblée à un pique-nique, ne semble pas avoir été prisée par l’archevêque de Montréal, qui condamne le roman au moment de sa publication.


Ressenti :

                Toujours dans le cadre de mon cours de corpus québécois, j’ai pu découvrir et apprécier les péripéties de Marie Calumet, ménagère de presbytère. 

                Le synopsis résume l’essentiel de l’histoire (en même temps, c’est ce qu’on lui demande). Du coup je ne m’attarderai pas à vous la présenter plus en détail. Je vais plutôt m’appesantir sur mon ressenti et sur l’écriture. 

                Première chose, c’est de la littérature québécoise et ça se voit ! Le joual est omniprésent et nous plonge inévitablement dans l’atmosphère de la « Nouvelle-France » devenue Québec. Mon expérience canadienne m’a permis de lire ce patois sans trop de difficulté et donc d’apprécier l’immersion. Les personnages sont bien ancrés et ont un caractère bien marqué. Les nombreuses péripéties qui émaillent la vie de Marie Calumet au presbytère sont autant de petites piques habilement placées et masquées pour moquer les mœurs cléricales de l’époque. 

                Le ton léger, la plume espiègle m’ont permis de passer un excellent moment au cours d’une lecture que je n’espérais pas aussi divertissante. Le roman classique reste un genre que je n’affectionne pas particulièrement et ce ne sera pas un coup de cœur. Mais il devrait plaire à ceux qui ont l’humour pince-sans-rire.
               

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